
Le travail de la terre
La vie d’un cultivateur est rythmée par les saisons, le soleil qui se lève, qui se couche et qui disparait parfois derrière les nuages.
La température a énormément d’importance, elle rythme le travail de la terre. Quand il fait beau, il faut en profiter sans tarder, car le temps peut changer et parfois très rapidement. C’est surtout vrai pour le temps des foins, car un foin sain contient les meilleurs nutriments qui ont une incidence directe sur la production laitière. Le cultivateur, producteur laitier, a intérêt à ce que son foin soit de première qualité. Il travaille de concert avec la nature.
La pluie est indispensable pour arroser les plantes qui poussent, les jardins et pour abreuver les animaux.
Ces mêmes plantes ont besoin de la chaleur du soleil pour pousser.
La neige protège le sol des grands froids en hiver.
Un cultivateur sait capter les indices de changement du temps : « Il va mouiller, le vent d’est se lève, les feuilles sont retournées », il sait lire les nuages, la lune (rousse, noyée dans l’eau), les animaux, les arbres, les abeilles, etc. Tous ces signes sont des informations précieuses aidant à mieux travailler.
Dès l’arrivée de la radio et de la météo, le premier souci du matin, après le train bien sûr, était de savoir quelle serait la température. Les prévisions étant beaucoup moins précises que maintenant, il fallait s’y fier, mais aussi compter sur ses propres signaux avertisseurs.
On peut résumer la vie du cultivateur en quatre parties selon les quatre saisons.
Printemps : faire les sucres, scier le bois avec le banc de scie et le corder dans un hangar pour le faire sécher, fumer les champs et les préparer pour les semences : herser, érocher, semer le mil et le maïs, faire un coin de sarrasin, etc.
Été : faire un grand jardin, faire les foins (faucher, râteler, ramasser le foin, l’amener dans la grange) récolter les céréales (blé, avoine, etc.)
Automne : ensiler, labourer, récolter et mettre les légumes du jardin en réserve et en conserve, sécher le tabac, etc.
Hiver : couper du bois de chauffage, soigner les animaux dans l’étable, faire boucherie, réparer et entretenir les outils et les instruments aratoires, etc.
PRINTEMPS
Le temps des sucres
La première activité printanière sur les terres qui ont une érablière, ce sont les sucres. C’est une période intense et incertaine, complètement tributaire des caprices de dame nature. La saison sera excellente si les nuits de gel succèdent aux jours ensoleillés avec une température au-dessus de 0°.
C’est un long processus qui demande une présence presque permanente, le temps que dure le temps des sucres.
Il faut d’abord entailler les érables un à un avec un vilebrequin, poser le chalumeau et y accrocher le seau qui recueillera la sève.
Il faut faire régulièrement la « tournée » avec un tonneau tiré par un cheval (comme sur la photo plus bas) et aller en vider le contenu à la cabane où quelqu’un chauffe tant qu’il y a de l’eau, sans arrêt, jour et nuit s’il le faut, tout en surveillant le degré de cuisson, car le sirop est prêt à un moment bien précis, soit 104 °C; au-delà, il est trop cuit. Le bouilleur a intérêt à être très vigilant. Il doit constamment alimenter le fourneau de bois prévu pour cette consommation exigeante. La réserve doit être assez abondante pour alimenter le feu tant et aussi longtemps qu’il y a de l’eau à bouillir. La sève de l’érable est composée de 96 % d’eau, de 3 % de sucre et de 1 % d’éléments minéraux. Le sirop est prêt quand il ne contient plus que 34 % d’eau. Il faut environ quarante litres de sève pour un litre de sirop.
Le temps des sucres, c’est le temps de retrouver parents et amis à la cabane. Ils viennent aider à faire la « tournée » pour ramasser l’eau d’érable et pour se sucrer le bec avec le réduit et la tire sur la neige.
Quand les érables ne coulent plus et que le printemps s’est installé, il faut laver tous les seaux, chalumeaux, accessoires, les sécher au soleil et les ranger jusqu’à l’an prochain. Cette manne de la nature se mérite comme vous pouvez l’imaginer et c’est grâce à la force, au courage et à la persévérance des acériculteurs que nous pouvons profiter de ce magnifique produit naturel.
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![]() Le temps des sucresEn 1941, Lilianne Gosselin et Fernand Dion font la tournée de l'érablière de Wilfrid Dion de Saint-Liboire. Cette érablière faisait partie du lopin de terrain Domaine parce qu'il était inclus dans le domaine de la seigneurie Langan. Photo : Jeanne Gosselin, Sainte-Hélène Source : Société d'histoire de la région d'Acton. | ![]() Le temps des sucresLa cabane à sucre est un bon endroit pour accueillir les amis et la parenté. On y déguste les plats traditionnels québécois et les produits de l'érable. Sur cette photo, nous voyons des parents et amis dont le curé Alfred Lalime à la cabane de Livio Brunelle de Saint-Valérien Photo : Rita Champigny, Acton Vale. Source : Société d'histoire de la région d'Acton. | ![]() Le temps des sucresL'une des grandes fiertés des Carrières Saint-Dominique fut la construction d'une cabane à sucre sur la crête des côtes à la fin des années 1940. L'érablière de plus de 4000 entailles comptait de magnifiques érables de 3 à 4 pieds de diamètre. Pour l'époque, cette cabane à sucre, propriété de monsieur Camille Mercure était très luxueuse. Photo : Centre d'archives du Séminaire, fonds Raymond Bélanger, 1954, CH548 001. Source : Société d'histoire de la région d'Acton. |
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![]() Le temps des sucresEn ce dimanche après-midi de 1952 Georges Cournoyer, de Saint-Théodore-d'Acton, recevait la visite de ses amis de Sherbrooke, Armande Champagne et son frère qui se sont rendus à la sucrerie de Victor Desautels pour y recueillir l'eau d'érable et goûter à la tire sur la neige. Photo : Madeleine Lalime, Saint-Théodore-d'Acton Source : Société d'histoire de la région d'Acton. | ![]() Érablière à UptonC'est le temps des sucres. Photo : non identifiée, Upton. | ![]() Le temps des sucresIci, Georges-Frédéric Jodoin, vers 1930, ramasse l'eau d'érable dans un tonneau tiré par des chevaux pour l'acheminer à la cabane. Photo : Céline Jodoin-Larivière Source : Société d'histoire de la région d'Acton. |
![]() Victor Allen à la cabanePhoto : France Allen | ![]() Tonneau pour ramasser l'eau d'érableChez Azarie Lamarche à Sainte-Christine. Les jumeaux Jacques et Jacqueline, derniers de la famille Lamarche, sont à l'arrière. |
Le nettoyage des champs, fumure et semailles
Avant de récolter, il faut semer.
Les cultivateurs qui se sont installés dans notre région ont d’abord dû défricher, faire de la terre neuve avant de cultiver. C’est un dur travail, car après avoir bûché les arbres, il faut enlever les souches qui ont des racines profondes en terre.
Au printemps, avant que l’herbe ne pousse dans les champs, on enlève les roches et les branches qui risqueraient de gêner plus tard le fauchage du foin. Les terres de notre coin sont particulièrement rocheuses et il y a énormément de travail, toujours à recommencer comme si les roches poussaient chaque année. Toute la famille participait à cette corvée et c’était vraiment une corvée! Les roches étaient mises en tas le long des clôtures de ligne et constituaient de vrais murs avec le temps : « wall de roches ». Ils ont été enterrés avec l’arrivée des tracteurs et des bulldozers. Des subventions ont été accordées aux cultivateurs pour améliorer leurs terres cultivables et on a vu les champs s’aplanir et ces tas de roches ainsi que de très grosses roches disparaître du décor champêtre.
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![]() EssoucherLe cheval d'Azarie Lamarche lui fut d'une grande aide. Pour agrandir la superficie cultivable de sa terre il dut abattre les arbres, brûler les troncs et essoucher. Photo : Aline St-Amour. Source : Société d'histoire de la région d'Acton. | ![]() ÉrocherPhoto : Henriette Desautels. Source : Société d'histoire de la région d'Acton. | ![]() Ferme DaviauTélesphore Daviau et son fils en train d'érocher un champ de la terre familiale à Saint-Nazaire-d'Acton. Ils utilisent une voiture que les cultivateurs nommaient « tombereau » ou « banneau ». Photo : Jeanine Daviau. Source : Société d'histoire de la région d'Acton. |
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![]() Ferme Saint-Amant vers 1940Vers 1940, au moment des semailles sur sa ferme de Sainte-Christine, Monsieur Wilbrod St-Amant attelait son « team » de chevaux à la semeuse. Photo : Roch St-Amant. Source : Société d'histoire de la région d'Acton. |
ÉTÉ
Les foins
Faire les foins était l’activité principale de l’été et prenait à peu près un mois, de la mi-juin à la mi-juillet, selon la météo. Tout le monde y participait, même les cousins et la visite! Il fallait d’abord attendre que le foin soit haut et mûr, puis profiter du beau temps et ne pas tarder! On commençait par faucher le foin. Il fallait ensuite le faner, c’est-à-dire l’étendre uniformément au soleil avec un râteau et une fourche afin de le faire sécher. Puis, il fallait repasser d’un bout à l’autre du champ pour retourner le foin plusieurs fois.

Râteau, Collection St-Amour
Quand il ne faisait pas très beau, le foin prenait plusieurs jours à sécher. La nuit, afin d’éviter que le foin n’absorbe l’humidité du sol, il était placé en andins ou en « vailloches » et étendu à nouveau le lendemain. Bien souvent, une pluie venait mouiller le foin et tout était à recommencer! Le foin engrangé était de qualité inférieure quand il avait été mouillé.

Foin en andains
Il était important que le foin soit bien sec, afin d’éviter que l’humidité ne le fasse « chauffer » et qu’il ne s’enflamme spontanément dans la grange. Lorsqu’il était bien sec, le foin était ramassé, placé dans une voiture à foin et transporté à la grange d’où il était déchargé à l’aide d’une grande fourche. Sur cette photo, nous voyons une voiture à foin bien remplie à l’aide d’un chargeur qui facilitait le ramassage. Il n’était plus nécessaire de charger la voiture avec une fourche, à bout de bras, par des personnes de chaque côté de la voiture. L’heureux père qui avait plusieurs garçons appréciait leur aide, sinon, il réquisitionnait l’aide des femmes de la maison capables de donner un coup de main.

Source : Société d'histoire de la région d'Acton, fonds Léa Guilbert.
Le foin était l’élément de base pour l’alimentation des vaches et du petit bétail durant les longs mois d’hiver. Il en fallait beaucoup pour nourrir toutes ces bêtes dans l’étable.
Pour décharger le foin de la voiture et le déposer dans la « tasserie », on utilisait la grand-fourche. Cela nécessitait toute une équipe attentive et bien synchronisée. Une première personne sur la charge de foin plantait la grand-fourche et donnait le signal aux chevaux conduits par une deuxième personne. Celle-ci avançait aussi loin que nécessaire pour transporter la grand-fourche sur un rail à l’endroit précis de la grange où on déposait le foin. La première personne aux commandes tirait alors sur la corde, les crochets se baissaient et laissaient tomber le foin. Une troisième voire une quatrième personne plaçait le foin dans toute la surface de la grange, là où il faisait très chaud et où l’air était rare en été.
Cette tâche était aussi facilitée par l’usage de la poulie. Cette belle invention permettait de soulever de lourdes charges, parfois avec l’aide du cheval ou d’une autre force mécanique, pneumatique ou électrique et servait avec la grand-fourche pour décharger les voyages de foin.
Grand-fourche, Collection St-Amour
Poulies, Collection St-Amour
Le regain
Plus tard dans l’été arrivait le temps du regain, la seconde récolte de foin. Toutes les étapes : coupe, râtelage, étalement, etc., étaient reprises, l’herbe de cette seconde coupe était moins haute et moins drue et la tâche un peu moins rude. Le temps du regain se terminait à la fin du mois d’août.
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![]() Azarie LamarcheEn compagnie d'une parente en visite et de quelques-unes de ses dix filles dont Aline au milieu derrière. | ![]() Azarie LamarcheLe réconfort du travailleur, Azarie Lamarche fauchant son foin. Photo : Suzanne Saint-Amour | ![]() Ferme d'Odilon St-Martin vers 1935En 1935, le « moulin à faucher » dont se servait Monsieur Odilon St-Martin était typique de l'époque. Photo : Victorin Saint-Martin. Source : Société d'histoire de la région d'Acton. |
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![]() Ferme Vadnais avant 1950Avant que n'apparaissent les faucheuses mécaniques, Monsieur Vadnais de Saint-Nazaire-d'Acton fauchait le mil au moulin à faucher. Son épouse Aurore Blanchard l'aide à affûter les dents de la faux à l'aide de la meule d'émeri. Photo : Hermance Vadnais. Source : Société d'histoire de la région d'Acton. | ![]() Ferme Beaudry vers 1940Vers 1940 George Beaudry de Saint-Valérien, comme beaucoup d'autres agriculteurs effectuait le travail aux champs de façon traditionnelle et devait y consacrer de longues heures chaque jour. Photo : Madame Gérard Montfils. Source : Société d'histoire de la région d'Acton. | ![]() Ferme Roireau vers 1900Cette photo du champ de la famille Roireau dit Laliberté fut prise dans le rang Saint-Édouard à Saint-Liboire vers 1900. Photo : Pamphile Lemay. Source : Soci été d'histoire de la région d'Acton. |
![]() Ferme de Joseph Galipeau - 1917Cette photo de 1917 montre le premier chargeur à foin, un « International Hay Loader », sur la ferme de Joseph Galipeau dans le 12e rang de Saint-Nazaire-d'Acton. Photo : Monique Parenteau. Source : Société d'histoire de la région d'Acton. | ![]() Ferme JodoinLe travail non-mécanisé demandait plusieurs opérations et requérait de nombreux travailleurs. Sur la ferme Jodoin, dans le 6e rang à Saint-Théodore-d'Acton, on voit plusieurs membres de la famille Jodoin tous mis à contribution. Photo : Béatrice Jodoin. Source : Société d'histoire de la région d'Acton. | ![]() Ferme d'Alphérie Michaud vers 1935Vers 1935 de nombreuses fermes de la région, dont celle d'Alphérie Michaud, située à Saint-Guillaume-d'Upton, pratiquaient la mise en balle du foin fraîchement coupé. Le foin se conservait mieux et était ainsi plus aisément transportable et manipulable. Photo : Madame Denise Gasse, Saint-Guillaume-d'Upton. Source : Société d'histoire de la région d'Acton. |
![]() Ferme MichaudSur la ferme Michaud, de Sainte-Hélène, toute la famille participe aux foins. Il faut faire vite quand le foin est mûr et l'engranger, car le mauvais temps est très dommageable! Photo : Denise Gasse. Source : Société d'histoire de la région d'Acton. | ![]() Ferme d'Azarie Lamarche en 1940En 1940, même la vistite de parents des « États » est mise à profit pour faire les foins sur la ferme d'Azarie Lamarche de Sainte-Christine ! Photo : Aline St-Amour. Source : Société d'histoire de la région d'Acton | ![]() Ferme Vadnais vers 1950Après la Seconde Guerre mondiale, le travail du fermier devient de moins en moins pénible à mesure qu'il peut s'équiper de machines aratoires perfectionnées. C'est ainsi que le tracteur remplace le cheval de labour. Les faucheuses mécaniques remplacent les faux et les râteaux de bois. On voit ici Raynald Vadnais sur la ferme paternelle de Saint-Nazaire-d'Acton vers 1950. Photo : Hermance Vadnais. Source : Société d'histoire de la région d'Acton. |
![]() Ferme Messier en 1961C'est en 1961 que Germain Messier de Saint-Marcel put enfin faire l'essai de sa première presse à foin. Photo : Lise Messier. Source : Société d'histoire de la région d'Acton. |
AUTOMNE
Ensilage, récolte des céréales, labours, cueillette des tubercules
C’est la saison de l’ensilage, car il faut prévoir le long hiver d’immobilité des animaux dans l’étable. Pendant qu’une équipe s’affaire au fauchage du maïs, une autre se charge de transporter le maïs qui est broyé par l’ensileur. Une autre équipe tourne en rond dans le silo pour « fouler » l’ensilage tout en ajoutant régulièrement de la mélasse.
C’est aussi le temps de récolter l’avoine qui risque de s’écraser à la moindre pluie. On utilisait la lieuse pour couper le grain et l’attacher en paquet avec une solide corde de sisal. Une équipe ramassait ces gerbes et les réunissait en groupes de quatre, en « stoucks », debout pour faciliter le séchage. On ramassait ensuite ces gerbes dans une voiture qui les transportait à la batteuse qui séparait le grain de la paille. Le grain était mis dans de grandes poches de jute et entreposé ensuite dans des carrés dans le hangar à grain. La paille était placée dans le grenier très près des animaux, car elle servait de litière propre et sèche durant l’hiver.
https://www.youtube.com/watch?v=NtOQsoX2jps
Il faut aussi préparer la terre pour les prochaines cultures, prévoir la rotation des types de cultures.
Pour la fumure, le fumier était chargé sur un tombereau ou sur un chariot puis était épandu manuellement dans les champs à l’aide d’une fourche afin qu’il se décompose avant le printemps et qu’il engraisse la terre pour la nouvelle récolte.
C’est le temps des récoltes pour nourrir les familles très nombreuses de l’époque. Tout le monde se retrouve dans le champ de patate pour arracher ces tubercules qui se conservent tout l’hiver. On récolte aussi fruits et légumes qui sont stockés au frais ou mis en conserve et on fait sécher le tabac pour l’année à venir.
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![]() Récolte de l'avoineCette photo d'une moissonneuse fut prise sur la ferme de Monsieur Odilon St-Martin sur le 4e rang à Saint-Marcel. | ![]() Ferme de Georges MartineauDu 6e rang de Saint-Théodore-d'Acton. On voit ici Georges Martineau avec son fils Léon en train de faucher. Photo : Marie-Paule Desautels, Saint-Théodore-d'Acton. Source : Société d'histoire de la région d'Acton. | ![]() Silo à Sainte-HélèneFerme de Samuel Houle du 3e rang. À cette époque, les silos étaient construits en bois. Le maïs a longtemps représenté l'essentiel des céréales. On le conservait en l'ensilant et en y ajoutant un peu de mélasse. |
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![]() Ferme Brin vers 1920Jusqu'à la fin de l'automne, les cultivateurs s'occupaient des labours. On ici Monsieur Gérard Brin de Roxton Falls vers 1920. Il tient les manchons d'une charrue droite alors que son frère Pierre, à l'arrière, conduit un tandem de chevaux attelés à une charrue « sulky ». Photo : Roger Brin. Source : Société d'histoire de la région d'Acton. |
HIVER
Bûchage, réparation des outils, boucherie
La nature se repose en hiver. L’homme aussi. Il y a moins de contraintes et moins de stress, mais il faut assumer le soin des animaux dans l’étable, le train quotidien deux fois par jour.
La neige permet le transport du bois coupé vers la maison où il est déposé en attendant le sciage à la scie ronde au printemps.
C’est aussi le temps de chasser du petit gibier, de poser des collets dans les chemins empruntés par les lièvres.
![]() BûchageAu cours des années 40-50, beaucoup d'agriculteurs « faisaient de la pitoune » durant la saison morte. Cela leur permettait de gagner un peu d'argent pour les besoins de la maisonnée. La pitoune est un morceau de bois mesurant quatre pieds. Remarquez la lourde charge que le cheval doit tirer. Photo : Monsieur Roger Brin, Roxton Falls Source : Société d'histoire de la région d'Acton | ![]() Jean-Paul St-AmourAprès avoir bûché le bois, on le charroyait près des bâtiments, on l'empilait en attendant le sciage du printemps. Ici, Jean-Paul St-Amour profite de la neige en ce début d'hiver 1943 pour sortir ses billots du bois. Photo : Aline St-Amour | ![]() Jean-Paul St-Amour et Mathilde ColasJean-Paul St-Amour aimait beaucoup bûcher. Cette tâche vitale, pour nous Québécois, lui permettait de nettoyer sa forêt et d'y faire des chemins pour les « sleighs », les gros traîneaux en deux parties qu'on utilisait pour sortir le bois. Quand il était jeune, il allait au chantier. Photo : Suzanne Saint-Amour. |
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